La descente alimentaire

Publié le 10 Septembre 2019

Bonjour à tous,

Que l'on envisage de faire un jeûne (le-jeune-chez-les-femmes) ou non, la descente alimentaire reste un bienfait incontournable pour rétablir un état de santé optimal. Le jeûne (le-jeune-qu-en-est-il) pourrait être reconnu comme étant la pratique ultime en terme de régénération, car s'il est bien mené rien ne lui résiste. Un jeûne ne s'improvise pas et doit être réalisé en fonction de la capacité du corps à l'instant T et non pas en fonction de nos propres objectifs. C'est pourquoi, certaines personnes pourront jeûner et faire du sport et d'autres n'entameront même pas une marche vu leur vitalité. Tout le monde ne se sent pas de se priver de nourriture sur un court ou long terme. La descente alimentaire est un palier capital qui permet non seulement de commencer une detox en douceur mais en plus, d'accéder si on le souhaite à ce moment où l'on se dit " je commencerai bien un jeûne, finalement" avec le sourire et en conscience des bienfaits que cela procurera sur le corps, sur le mental, sur l'émotionnel et évidemment sur le spirituel.

C'est quoi ?

Faire une descente alimentaire consiste à réduire - par paliers - le nombre d'aliments que l'on consomme et surtout supprimer les aliments toxiques ou néfastes au bon fonctionnement du corps. Suivant la façon de s'alimenter, ces paliers pourront se faire sur une à trois semaines, ceci dans le but de préparer l'organisme à vivre le jeûne - quel qu'il soit - de façon optimal. La première chose à supprimer sera tout ce qui concerne les produits industriels et transformés que l'on trouvent dans les grandes surfaces.

Une descente alimentaire bien menée permet de diminuer les éventuels désagréments liés au début du jeûne et au démarrage de la détoxination.

En pratique :

Il y a trois phases dans un jeûne. La préparation que l'on appelle la descente alimentaire, qui prépare au jeûne éventuel grâce à un allègement contrôlé des aliments que l'on ingère. Le jeûne en lui-même où la prise d'aliments solides est écartée au profit de liquides (eau, jus de fruit, jus de légumes, bouillon suivant le jeûne entrepris) et la reprise alimentaire, phase pendant laquelle, la réintroduction d'aliments est contrôlée.

Chaque jour, certains aliments seront éliminés, pour arriver à une alimentation composée de fruits et légumes frais, de soupe de légumes.

Dans l'idéal, il est préconisé que la durée de la descente alimentaire doit être identique au nombre de jours de jeûne. Cependant, ayons un peu d'ouverture à ce sujet car on ne devrait pas établir par avance le nombre de jours souhaités ! Il n'y a aucune règles sauf celle d'écouter son corps. Pour permettre à tous de mettre en oeuvre facilement cette démarche, on peut moduler et rester plusieurs semaines en descente, ne la faire que pendant 3 jours etc. Il faut donc l'adapter à chacun en fonction de sa vitalité et de l'alimentation du départ. Il semble évident que lorsque l'on consomme des produits transformés, de l'alcool, des gateaux, de la viande etc. que la descente se fera sur plusieurs semaines.

N'oublions pas que la descente alimentaire et le jeûne quel qu'il soit, est une démarche personnelle et volontaire. Alors réfléchissez au pourquoi de cette descente alimentaire (et jeûne éventuellement), quelle est votre motivation ? Quelles sont vos attentes ? Qu'est-ce qui vous retient ? Qui pourrait vous accompagner dans cette démarche ? Une fois la décision prise, il n'y a plus qu'à passer à l'action et tout devient simple, demande peu d'efforts et vous combles de bénéfices.

Alors comment fait-on ?

Partons sur un programme de 21 jours : 

J-21 Suppréssion de l'alcool fort, de la charcuterie, des produits industriels préparés, des produits à base de lait de vache. Prendre des bouillons de légumes, jus de légumes régulièrement, tisane détoxifiante.

J-15 Suppréssion des sucreries, patisseries et grignotages. Aucun alcool, plus de cigarette, viande, café, thé noir et toutes formes de boissons énergisantes.

J-10 Suppréssion du reste des produits laitiers (chèvre, brebis) du riz et de tous les produits contenant du gluten (pain, pâtes).

J-5  Il conviendra de ne manger que des fruits au petit dejeuner, des légumes crus ou cuits le midi et des légumes très peu cuits au dîner avec un oeuf ou quelques noix de cajou, noisettes... Début de la cure de jus de pomme ou jus de tomate suivant les goûts (le jus de tomate est plus acide pour l'estomac) soit 50cl par jour jusqu'à J-0.

J-3 Fruits frais le matin, légumes crus ou cuits avec une pomme de terre au four ou céréales sans gluten et des légumes très peu cuits le soir.

J-2 Fruits (une seule variété) le matin, des crudités le midi et des légumes peu cuits pour le soir.

J-1 Fruits (une seule variété) le matin, fruits le midi, bouillons de légumes ou jus de légumes ou soupe très diluée.

J-0 Uniquement des tisanes ou des jus de légumes.

Soit vous êtes prêt pour un jeûne, soit vous reprenez votre alimentation doucement en repartant de J-1 sur 21 jours (en sens inverse) afin de ne pas surcharger l'organisme de nouveau.

Selon vos habitudes, cette descente installe déjà une détox. Chez les personnes les plus intoxiquées, quelques signes peuvent apparaître tels que céphalées, langue chargée, soif, transpiration, sensation de froid, variations du transit... Dans ce cas, il sera bon d'allonger la descente de quelques jours, voire même de la doubler. Si au contraire, vous avez une alimentation moins riche comportant des végétaux, que vous jeûner régulièrement, la descente pourra être écourtée. Aucune règle n'est pré-définie. Tout est adaptable, transformable et non figé.

La tisane est recommandée car le travail de détoxination se fait par les-emonctoires : reins, intestins, poumons, peau, foie. La descente réduit la charge toxique qui leur est imposé. Pour optimiser sa détoxination, pour ne pas stresser ni surcharger les émonctoires, il est bon de consommer des tisanes, infusions, afin que l'assimilation des principes actifs soit optimisé et favoriser le travail des reins et du foie.

Si vous êtes sous médication régulière, consulter votre médecin reste un impératif afin de savoir si vous pouvez envisager de diminuer les doses ou arrêter quelques jours, ou pas...

Penser à procéder à un nettoyage intestinal (hydrothérapie du colon avec un professionnel, lavement chez soi, etc.).

L'eau de mer méthode quinton en isotonic est un auxiliaire précieux. Elle va reminéraliser, équilibrer les réserves minérales du corps tout entier et hydrater les cellules en profondeur. Cependant, le goût salé peut être repoussant...

Une cure d'hydroxydase peut s'avérer utile. Elle aide à détoxifier l'organisme, favorise la digestion et la diurèse, elle concourt en douceur et naturellement à la neutralisation et l'élimination des déchets, surcharges métaboliques et toxiques dus à une alimentation trop riche ou mal adaptée. Elle lutte contre les conséquences du déficit en magnésium et la fatigue, ainsi que l'anxiété et le manque de tonus. Elle est riche en oligo-éléments, elle renferme plus de 20 minéraux.

Penser à la cohérence cardiaque qui est un exercice respiratoire qui harmonise différentes fonctions du corps : système nerveux, système endocrinien... Il peut être un atout lors de la descente pour apaiser les tensions, le stress, diminuer la fatigue, éviter les frustrations et les compulsions alimentaires.

Penser à la-methode-mir, aux bain-de-bouche-a-l-huile,...

En résumé :

Il est possible et même recommandé de faire une descente alimentaire même si en fin de descente on reprend doucement une alimentation (plus saine qu’auparavant) sans forcément passer par une privation de nourriture. Ceci dit, une fois arriver en fin de descente alimentaire, il est facile de passer au jeûne intermittent, puis au jeûne hydrique avec ou sans jus et même au jeûne sec : là aussi, il est juste question de paliers et d'habituer son corps au changement.

La symbolique du jeûne (où de la descente alimentaire) est une symbolique de nettoyage et de pureté. La nourriture moderne ne constitue plus la nourriture idéale pour le métabolisme. Elle est chargée d'agents chimiques de toutes sortes, et entraîne un encrassement des émonctoires.

Ne plus apporter de nourriture (ou peu) au corps, peut être vécu par le mental comme un acte purificateur. Et comme l'a dit Pierre Valentin Marchesseau, le fondateur de la naturopathie, il faut jeûner autant avec le corps qu'avec le cerveau. En ce sens, la descente alimentaire peut être le départ vers un changement choisi afin de retrouver une meilleure santé physique et mentale.

 

Bien à vous...

 

https://www.unenouvelleterre.fr/

Rédigé par Myriam

Publié dans #boîte à outils

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