Le Chenn et le karma

Publié le 7 Octobre 2019

Bonjour à tous,

Le dernier article la-philosophie-taoiste sur le Ciel Antérieur et le Ciel Postérieur permet de comprendre le Chenn (âme) avant son incarnation et après celle-ci dans le développement des maladies via les maux physiques du corps humain.

Mais quel est le but du Chenn ?

Le but de chaque Chenn individuel est de réaliser sa Légende personnelle (le-chemin-de-vie) et pour cela, il doit vivre toutes les polarités existentielles afin de les transcender et de devenir un être "réalisé". Nous avons tous des "travaux d'Hercule" à accomplir. Les limites matérielles du monde manifesté (temps, espace, matière) ne permettent pas un vécu simultané de toutes les potentialités, il va devoir s'y reprendre un certain nombre de fois pour épuiser la palette disponible. Cette réalisation passe par le vécu. Le Chenn va donc devoir s'incarner et apprendre dans une école particulière qui est celle de la vie.

Mais comme à l'école, certaines classes ou certaines leçons peuvent être parfois très difficiles à comprendre, à accepter et à intégrer. Le Chenn doit alors redoubler et devoir se réincarner pour reprendre la leçon là où elle a été abandonnée. C'est le principe même de la réincarnation. Nous sommes en présence du concept karmique de la vie. Michel Odoul rappelle l'argument de base du karma qui est parfois proposée d'une manière peu satisfaisante.

La base du karma :

Il s'agit d'une conceptualisation évolutive de la vie et non d'une philosophie punitive comme certains nous le font croire. Nous ne venons pas expier, payer ou subir la punition de comportements passés. Selon Michel Odoul "Tout ceci est manichéen et ne correspond en rien au niveau énergétique des choses où les notions de bien et de mal n'existent pas. Tout cela ne peut d'ailleurs avoir de sens "historique" dans l'enchaînement des karmas, puisque les notions de valeur changent avec les époques, les traditions et les cultures".

Le principe karmique est beaucoup plus simple et repose sur la nécessité d'expérimentation et d'intégration de toutes les potentialités de la vie. L'école de la vie se déroule comme dans toutes les écoles, avec des classes, des récréations, des leçons à apprendre et à comprendre jusqu'à ce que nous les ayons intégrées, et aussi bien entendu, des "factures" à nos comportements non appropriés, dans le cas d'une mauvaise conduite, lorsque nous ne respectons pas les règles du jeu.

C'est à ce niveau que l'amalgame et la confusion avec le punitif peuvent exister. Mais, facture ne veut pas dire punition. Facture signifie qu'à chaque cause est associé un effet, qu'à chaque comportement existe un résultat, et que si ce comportement n'est pas en accord avec les règles de fonctionnement des choses, il produit un résultat peu satisfaisant ou peu agréable.

Citons deux exemples :

Si nous sommes à proximité d'une plaque chauffante et que nous avons froid aux mains, nous allons nous réchauffer sur cette plaque. Mais nous savons aussi que cette plaque chauffante peut brûler et que nous devons respecter une certaine distance. Cependant, si, par exemple, nous sommes pressés et que pour nous chauffer les mains plus vite, nous nous approchons trop de la plaque, la facture de cette attitude sera une brûlure. Elle n'est en aucun cas une punition, mais le résultat d'un comportement inadapté, ne respectant pas les critères de la situation. Le processus est exactement similaire au niveau psychologique. 

Il n'y a pas dans tout cela de punition, de sanction établie, décidée et appliquée par quelqu'un ou quelque chose d'extérieur ou de transcendant, mais tout simplement le résultat logique d'un processus comportemental donné. Dans ce cas, il n'était pas en accord avec les lois du contexte, il a donc produit une facture négative, la souffrance, la brûlure.

Si nous avons envie de sucré, nous savons qu'une pâtisserie va nous donner ce sure. Si on la mange, notre besoin en sucre est satisfait. Le comportement d'achat reste en accord et produit une facture positive qui est la satisfaction de l'envie. Mais si le comportement d'achat devient excessif (boulimie), il perd son accord avec les lois naturelles et devient alors porteur d'une facture négative qui est la prise de poids.

En résumé : 

Le Chenn décide de vivre, de réaliser sa légende personnelle (son chemin-de-vie) et d'apprendre ainsi une leçon de cette vie. Pour que cette leçon puisse être apprise, il faut qu'elle ait les moyens de cette réalisation. Son choix va se faire en fonction du but déterminé, du travail à exécuter, mais aussi en fonction des expériences déjà vécues et intégrées, qui n'auront pas besoin d'être répétées. Toutes ces données "antérieures" sont inscrites dans ce qu'on appelle les Annales Akkhashiques, propres à chacun et que les taoïstes qualifient de vieilles mémoires ou de mémoires antérieures. Afin d'avoir les moyens de vivre ces nouvelles potentialités, le Chenn va choisir des structures et des limites qui vont lui permettre de vivre ses choix dans les meilleures conditions, les plus favorables mais aussi les plus efficaces.

Cette notion d'efficacité est redoutable car elle est loin de signifier confortable ou agréable. Nous touchons là à un point crucial de la notion de chemin de vie. En effet, comme nous l'avons vu, tous les chemins peuvent présenter des ornières et des tournants (le-chemin-de-vie), de la même manière que toutes les légendes se réalisent à travers des épreuves.

Le choix des conditions de réalisations va alors mettre en place les conditions physiques et environnementales : époque, famille, pays, région, sexe, race, etc., qui deviennent alors le cadre structurel de l'incarnation et donnent les limites matérielles à la réalisation de l'être sous la forme duquel et dans lequel le Chenn a choisi de s'incarner.

 

Bien à vous...

 

https://www.unenouvelleterre.fr/

Rédigé par Myriam

Publié dans #livre

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article