Alimentation et système nerveux

Publié le 3 Septembre 2026

Bonjour à tous,

Sur Internet, YouTube et diverses plateformes, les informations abondent. Bien que chaque concepteur défende sa propre méthode, toutes partagent un objectif commun incontestable : retrouver un état de santé satisfaisant.

Qu’il s’agisse de surpoids ou de troubles chroniques, notre corps nous parle à travers des symptômes. Il est toujours de bon augure de rester à son écoute. Lorsque ce n'est pas le cas et que les déséquilibres s'installent progressivement — mais sûrement —, le corps s'exprime de manière plus vive pour signaler un dysfonctionnement.

C’est souvent dans la douleur ou l'inconfort que s'impose la nécessité d'un changement, parfois radical, afin d'inverser la tendance. Dès lors, deux options s'offrent à nous : persister dans nos habitudes ou amener une réelle transformation.

Mais par quoi commencer ? Pourquoi pas par une alimentation anti-inflammatoire ? L'embonpoint et de nombreuses pathologies étant intimement liés à un état d'inflammation chronique, ce mode alimentaire paraît plus que pertinent.

Des intervenants inspirants : le croisement du sport et de la santé

De nombreux acteurs abordent aujourd'hui ce sujet sur les réseaux sociaux (comme Denis Fortier ou Christophe Bernard). Parmi eux, deux profils du monde du sport et du mouvement ont particulièrement retenu mon attention :

Jack Vanbergen : préparateur, formateur et spécialiste de CrossFit. Même si je ne partage pas l'ensemble de ses prises de position, son contenu reste très enrichissant. Il propose notamment des interviews et des podcasts captivants avec des athlètes ou des personnes ayant surmonté des épreuves de santé majeures (comme le cancer) grâce à l'adoption d'un mode de vie et d'une alimentation anti-inflammatoire.

Julien Pineau : créateur du concept Strongfit, qui axe sa méthodologie sur le mouvement tout en s'intéressant de près à l'alimentation anti-inflammatoire et à la physiologie.

En tant que Naturopathe, je trouve très encourageant de voir des sportifs de haut niveau lier performance physique, mouvement et nutrition anti-inflammatoire.

Le lien entre système nerveux et digestion

Un échange entre ces deux intervenants a particulièrement interpellé ma curiosité : l'impact du rythme circadien et du système nerveux (sympathique vs parasympathique) sur la digestion et le choix de nos aliments.

Rappel sur le système nerveux autonome :

Le système sympathique : c'est le mode « combat ou fuite ». Il s'active face au stress (l'image classique de la rencontre avec un ours en forêt). La fréquence cardiaque augmente, le sang est redirigé vers les muscles et les fonctions non vitales dans l'immédiat (comme la digestion) sont mises en veille.

Le système parasympathique : c'est le mode « repos et digestion ». Une fois le danger écarté, il permet de ralentir l'organisme, de récupérer et d'activer pleinement les processus digestifs et de régénération.

L'application au quotidien et à l'assiette

Pendant la journée, notre organisme est naturellement davantage sollicité par les activités physiques, intellectuelles et le stress ambiant : le système sympathique prédomine. La capacité digestive peut donc être sous-optimale durant ces périodes actives.

À l'inverse, en fin de journée et au coucher, la mise au repos active le système parasympathique. C'est durant cette phase que le corps se répare, assimile et régénère.

L'idée développée par Julien Pineau est d'ajuster l'assiette du soir pour accompagner cette transition :

Réduire ou limiter les glucides complexes au dîner pour éviter d'imposer un travail digestif lourd ou des fluctuations glycémiques nocturnes.

Privilégier un apport protéique adapté et des nutriments faciles à assimiler le soir, afin de favoriser la sécrétion de neurotransmetteurs d'apaisement et d'optimiser le sommeil profond ainsi que la récupération musculaire.

En résumé :

L'inflammation au cœur du problème : Adapter son alimentation permet de soulager le terrain inflammatoire, que ce soit pour la gestion du poids ou la santé globale.

L'alliance de la performance et de la santé : Des figures du sport comme Jack Vanbergen et Julien Pineau montrent que le mouvement et la nutrition anti-inflammatoire sont indissociables.

Respecter le rythme du système nerveux :

Journée (Sympathique) : Période d'action et de dépense énergétique où la digestion est naturellement secondaire.

Soir (Parasympathique) : Période de repos, de régénération et de digestion active.

L'ajustement du dîner : Alléger le repas du soir en glucides et cibler les apports protéiques/nutritifs adaptés peut aider à basculer plus efficacement en mode parasympathique, améliorant ainsi la qualité du sommeil, la récupération et la digestion.

Bien à vous...

 

 

Rédigé par Myriam

Publié dans #Nutrition fonctionnelle

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