Publié le 28 Août 2026

Bonjour à tous,

Dans nos sociétés modernes, nous cherchons souvent à combler le vide par l'accumulation : accumuler des biens, multiplier les activités, empiler les pensées. Pourtant, à l'opposé de cette surcharge permanente, la philosophie japonaise et la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) nous révèlent une vérité oubliée : la santé et la clarté naissent du vide.

Loin d'être un simple concept d'aménagement d'intérieur, le minimalisme puise ses racines profondes dans une vision holistique de l'existence. Quand le Japon en fait un art de vivre et une esthétique, la Chine ancienne en fait une médecine.

1. La philosophie japonaise : l'art d'honorer l'espace

Au Japon, le minimalisme ne consiste pas à vivre avec le strict minimum par privation. Il s'agit plutôt de faire de la place pour ce qui compte vraiment, à travers plusieurs grands concepts :

  • Le Ma (間) — La valeur du vide : Dans l'architecture, la peinture ou la musique japonaise, le Ma désigne l'intervalle, l'espace négatif, le silence entre deux notes. Le vide n'est pas une absence ou un manque, mais une présence qui donne sa valeur à ce qui l'entoure. Sans espace libre dans une pièce, l'œil étouffe ; sans pause dans une journée, l'esprit s'épuise.

  • Le Wabi-Sabi (侘寂) — La beauté de l'essentiel : Cette esthétique valorise la sobriété, la simplicité et l'imperfection des choses façonnées par le temps. Posséder moins, mais choisir des objets chargés de sens, durables et authentiques.

  • Le Danshari (断捨離) — Le détachement matériel : Popularisé comme méthode de rangement (Refuser, Jeter, Se détacher), le Danshari va bien au-delà du tri. C'est une démarche d'émancipation : en désencombrant son environnement, on libère l'esprit des attachements inutiles.

2. La Médecine Traditionnelle Chinoise : la physiologie de la circulation

Si le Japon formalise le vide dans l'espace physique, la MTC l'applique directement au corps humain. Pour les médecins de la Chine ancienne, la santé repose sur la libre circulation du Qi (l'énergie vitale) et du Sang.

La stase : quand le trop-plein devient maladie

En MTC, le désordre extérieur ou la surstimulation intérieure sont sources de stagnations. Tout comme une maison encombrée empêche de circuler librement d'une pièce à l'autre, un mode de vie saturé (excès de nourriture, d'informations, d'émotions non digérées) bloque le Qi. Ces stases finissent par générer des douleurs, de la fatigue ou de l'anxiété.

La Rate et la digestion des informations

En MTC, l'élément Terre (associé à la Rate et à l'Estomac) ne digère pas seulement les aliments : il transforme et assimile aussi les pensées et les sollicitations extérieures. Lorsque nous accumulons trop d'objets, de projets ou d'écrans, la Rate s'épuise. Cela se traduit par du surmenage, des ruminations mentales et un brouillard intellectuel. Simplifier son environnement, c'est soulager sa digestion globale. 

3. Le point de rencontre : le Taoïsme et l'art du non agir

Le pont entre la MTC et la pensée japonaise trouve son origine commune dans le Taoïsme.

En pratiquant le Wu Wei (le « non agir » ou l'art d'agir sans forcer), on cesse de remplir frénétiquement son temps et son espace. On s'aligne sur le rythme naturel de la vie, en laissant partir le superflu (Yang) pour retrouver le calme et le repos créatif (Yin).

Pourquoi le minimalisme moderne a tout faux (et ce que la pensée asiatique peut nous apprendre)

En Occident, on voit souvent le minimalisme comme une simple astuce de rangement ou une esthétique épurée. Pourtant, en Asie, faire du tri n'a rien d'une contrainte : c'est une médecine.

Si la philosophie japonaise en fait un art de vivre, la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) en fait une condition directe de notre santé.

Voici ce qui se passe quand on applique la sobriété à son esprit et à son corps 

1. Le Ma (間) japonais : le vide n'est pas un manque. Dans l'esthétique japonaise, le Ma désigne l'espace libre, le silence entre deux notes. Sans vide dans une pièce, le regard étouffe. Sans pause dans une journée, le cerveau explose. Le vide est ce qui donne du sens au reste.

2. Le Danshari (断捨離) : trier son lieu pour libérer son esprit. Refuser, Jeter, Se détacher. Désencombrer son espace physique permet de couper net avec la surcharge mentale et les attachements inutiles.

3. La MTC et le Qi : l'excès bloque la vie En médecine chinoise, la santé repose sur la libre circulation du Qi (l'énergie vitale). Accumuler des objets, des tâches ou des écrans crée des « stases ». Le désordre extérieur finit par paralyser l'intérieur.

4. La Rate : l'organe qui digère aussi vos pensées En MTC, le système digestif ne transforme pas que les aliments : il assimile aussi les informations. Le trop-plein d'écrans et de sollicitations épuise la Rate, créant ruminations et fatigue chronique.

Conclusion : du minimalisme asiatique à notre art de vivre occidental

En définitive, le minimalisme issu des philosophies d'Asie de l'Est dépasse largement la simple question du tri ou de la décoration d'intérieur. C'est une véritable démarche thérapeutique et existentielle : en faisant de la place à l'extérieur, on restaure l'équilibre intérieur et on permet à l'énergie de circuler à nouveau pleinement.

Cette approche holistique résonne d'une manière toute particulière dans notre contexte occidental moderne. En France et en Europe, nous avons historiquement construit notre rapport au progrès et à la réussite sur l'accumulation, la productivité continue et la maîtrise matérielle. Notre vision du vide est souvent teintée d'angoisse : le vide nous évoque l'ennui, le manque ou le temps perdu. Nous cherchons constamment à remplir nos agendas, nos maisons et nos esprits pour nous rassurer.

Pourtant, cette quête d'accumulation montre aujourd'hui ses limites, se traduisant par une fatigue chronique, une surcharge mentale et une perte de sens généralisée. C'est précisément là que la rencontre entre le minimalisme japonais, la Médecine Traditionnelle Chinoise et notre mode de vie prend tout son sens.

Il ne s'agit pas d'agencer son intérieur comme un temple zen ni de renier notre culture, mais d'importer cette sagesse du vide au cœur de notre quotidien :

  • Comprendre qu'un agenda qui respire n'est pas un agenda improductif, mais la condition d'une action efficace.

  • Réaliser qu'un habitat épuré n'est pas un lieu austère, mais un refuge pour recharger notre vitalité.

  • Accepter que le silence et l'inaction ne sont pas des pertes de temps, mais des temps de digestion indispensables à notre santé globale.

En réinjectant cette notion de Ma et de circulation du Qi dans notre art de vivre à la française, nous offrons à notre corps et à notre esprit une formidable médecine préventive. Le minimalisme devient alors bien plus qu'une méthode : une invitation à ralentir pour réapprendre à habiter pleinement notre vie.

Et vous, quel est l'espace (physique ou mental) que vous auriez besoin de désencombrer aujourd'hui ?

Bien à vous...

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Rédigé par Myriam

Publié dans #Art de vivre

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Publié le 7 Septembre 2026

Bonjour à tous,

Si nous avons établi que la volonté est une ressource secondaire et que l'empilement d'habitudes est la clé d'un quotidien plus fluide, il existe un piège subtil dans lequel il est facile de tomber : la frénésie de l'optimisation. Le cerveau ne peut traiter qu'un nombre limité d'informations. Tenter de greffer simultanément dix nouvelles routines à nos journées — marcher le matin, méditer, rééquilibrer tous ses repas — revient à créer une surcharge mentale absolue. Cette accumulation excessive neutralise immédiatement l'effet recherché, transformant des outils de bien-être en une nouvelle source d'épuisement, d'anxiété et, inévitablement, d'échec.

Il est d'autant plus crucial de faire preuve d'un réalisme bienveillant : tout le monde n'a pas la liberté d'ajouter une marche de dix minutes avant de se rendre au travail, ni la capacité logistique de repenser intégralement son alimentation du jour au lendemain. Face à ces contraintes de la vie moderne, comment initier un changement profond sans vider ses réserves d'énergie ? La réponse ne se trouve pas dans l'ajout d'une nouvelle tâche, mais dans la libération de l'espace. Le point de départ universel, l'habitude fondatrice qui permet à toutes les autres d'exister, c'est le rangement.

Aborder le rangement non pas comme une corvée domestique, mais comme un véritable acte de soin, change totalement la donne. Cette vision prend tout son sens à la lumière de la médecine traditionnelle chinoise, où l'environnement extérieur est perçu comme le miroir direct de notre état intérieur. Un espace encombré crée inévitablement une stagnation. Les objets accumulés et le désordre bloquent la libre circulation du Qi, cette énergie vitale fondamentale, générant un brouillard mental, un sentiment de lourdeur et une incapacité à aller de l'avant. Purifier son espace, c'est relancer mécaniquement cette dynamique corporelle et psychique.

Cette approche résonne avec une puissance équivalente dans la philosophie japonaise, qui élève l'acte de nettoyer et de trier au rang de pratique spirituelle. À travers des concepts comme le Danshari — l'art de refuser l'inutile, de jeter ce qui encombre et de se détacher du matériel — le Japon nous enseigne que trier ses possessions revient avant tout à trier ses propres pensées. En désencombrant notre habitat, nous n'ordonnons pas seulement une pièce ; nous offrons à notre système nerveux un cadre apaisé, débarrassé d'un bruit visuel permanent.

C'est précisément dans ce vide retrouvé que l'esprit peut s'apaiser. Le rangement s'impose alors comme la toute première habitude à mettre en place, car elle crée littéralement l'espace physique et mental nécessaire pour accueillir la suite, en douceur et sans le moindre effort de volonté.

Il est tentant de réduire le rangement à une simple formalité logistique. Sur le papier, ordonner une maison n'exige qu'une série d'actions physiques très basiques : déplacer un objet d'une pièce à l'autre, l'aligner sur une étagère, dissimuler le désordre dans une boîte ou passer un chiffon. Si le processus se limitait à cette simple chorégraphie matérielle, maintenir un intérieur épuré serait d'une facilité déconcertante, et chacun évoluerait sans effort dans un espace parfaitement structuré. Or, la réalité est tout autre. Déplacer des objets n'est qu'un pansement temporaire. Le véritable mur auquel nous nous heurtons n'est pas le rangement superficiel, mais l'épreuve du tri.

Le tri n'a rien d'un acte physique ; c'est un véritable marathon psychologique. Là où le simple nettoyage peut être confié à nos automatismes et exécuté sans réfléchir, le désencombrement exige une suite ininterrompue de micro-décisions. Chaque objet exhumé d'un tiroir, chaque vêtement sorti d'une penderie se transforme soudainement en un interrogatoire mental redoutable.

Face à une relique du passé ou un vêtement oublié, les dilemmes s'enchaînent inexorablement. Dois-je conserver ce bibelot simplement parce qu'on me l'a offert, par pure peur de culpabiliser ? Ce vieil appareil pourrait-il me sauver la mise « au cas où » dans un avenir hypothétique ? Vais-je vraiment réussir à rentrer dans ce jean l'année prochaine ? Loin d'être de simples morceaux de tissu ou de plastique, nos possessions cristallisent nos peurs du manque, nos espoirs inachevés et nos loyautés affectives. Décider du sort de chaque élément revient souvent à statuer sur une partie de notre identité.

Il est donc primordial de poser un regard bienveillant sur cette difficulté : l'incapacité à jeter ou à faire le vide ne relève en aucun cas d'un manque de courage, d'une faille de caractère ou d'une paresse chronique. C'est une réaction neurologique inévitable face à ce que l'on nomme la fatigue décisionnelle. Chaque choix, même le plus banal en apparence, puise directement dans les réserves de notre cortex préfrontal, cette zone de la pensée consciente déjà sur-sollicitée au quotidien. Après avoir statué sur le sort de quelques dizaines d'articles, le cerveau sature littéralement. Épuisé par cette charge cognitive, il adopte instinctivement la stratégie de survie qui exige le moins d'effort : tout garder en l'état, refermer la porte du placard, et abandonner la partie.

Face à cet épuisement décisionnel, par où commencer pour enfin alléger son espace et son esprit ? La solution réside dans un changement radical de perspective. En Occident, nous avons pris l'habitude d'évoluer au milieu de « choses non tranchées », des objets dont le sort est laissé en suspens, créant un bruit de fond visuel permanent. À l'inverse, l'approche japonaise s'appuie sur une limpidité redoutable.

La première étape consiste à séparer ce qui sert de ce qui ne sert plus. Vient ensuite la règle d'or de l'ordre : chaque objet doit posséder une adresse. Tout comme vous avez une adresse postale précise et que vos proches savent où vous trouver, chaque élément de la maison doit avoir un lieu d'ancrage défini. Si une chose n'a pas d'adresse, elle erre indéfiniment de table en chaise, encombre l'espace et détruit ce fameux repos de l'esprit que procure une pièce parfaitement ordonnée au premier regard.

Mais le véritable génie de cette méthode réside dans un subtil piratage psychologique pour déjouer la difficulté du tri. Notre erreur est de toujours aborder le désencombrement sous le prisme de la perte, en nous demandant avec angoisse : « Qu'est-ce que je dois jeter ? » Cette approche est intrinsèquement douloureuse, car le cerveau humain déteste la privation. La philosophie japonaise, à travers des pratiques comme le Danshari ou l'approche de Marie Kondo, inverse totalement ce postulat pour s'appuyer sur la pensée positive.

Face à un objet, la question n'est plus de savoir ce que l'on élimine, mais de se demander : « Qu'est-ce qui va rester ici, et qu'est-ce qui a véritablement sa place dans mon quotidien ? »

Cette simple reformulation cognitive change tout. Elle n'exige plus de s'arracher péniblement à son passé, mais d'inviter consciemment ce qui est utile, beau et essentiel à partager notre environnement. En choisissant ce qui reste plutôt qu'en subissant ce qui part, le tri perd sa lourdeur. Il redevient une sélection positive, bienveillante et infiniment plus efficace pour le mental. C'est ce premier pas, simple et décisif, qui permet de créer ce vide visuel libérateur et d'installer, sans s'épuiser, un véritable terreau pour de nouvelles habitudes.

En résumé :

Le désordre qui s'installe au quotidien ne traduit en rien un manque de volonté ou une quelconque paresse. Il naît d'une faille logistique d'une simplicité enfantine : un objet qui ne possède pas de place précise — sa propre adresse — finira inévitablement par errer d'une surface à l'autre.

À l'inverse de notre vision occidentale qui perçoit souvent le vide comme un manque à combler d'urgence, la notion japonaise du Ma nous enseigne que l'espace entre les objets est une respiration vitale. Ce vide assumé n'est pas une absence triste, mais un écrin indispensable. C'est paradoxalement cette clarté spatiale qui redonne toute leur valeur, leur utilité et leur beauté aux objets que nous avons délibérément choisi de garder.

Est-ce que cette philosophie de l'espace résout tout ? Évidemment, non. Si la maison constitue un formidable terrain d'entraînement au quotidien pour muscler notre capacité à faire des choix et à décider de notre vie, certaines situations échappent totalement à cette logique. Trier les vêtements et les souvenirs d'un proche après un décès relève d'un douloureux processus de deuil, une épreuve émotionnelle absolue qui ne se traite pas avec de simples méthodes d'organisation.

Enfin, il est essentiel de rappeler que l'incapacité chronique à jeter ou trier peut parfois dépasser la simple fatigue décisionnelle pour masquer une véritable pathologie, comme le trouble de l'accumulation compulsive (ou syllogomanie). Face à cette détresse psychologique, la volonté et les astuces de rangement sont inopérantes ; c'est alors l'accompagnement d'un professionnel de la santé mentale et médicale qui devient indispensable pour dénouer ce lien aux objets et retrouver un espace de vie apaisé.

Bien à vous...

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Rédigé par Myriam

Publié dans #Art de vivre

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Publié le 5 Septembre 2026

Bonjour à tous,

Notre cerveau est une machine conçue pour l'efficacité. Pour éviter la surchauffe face aux milliers de décisions quotidiennes, il a développé un mécanisme de survie redoutable : l'habitude. Lorsque nous répétons une action, notre cerveau en transfère la gestion : il la retire du cortex préfrontal — cette zone de la pensée consciente et de la volonté, très gourmande en énergie — pour la confier aux ganglions de la base, le véritable centre de nos automatismes. Notre esprit transforme ainsi nos comportements en routines silencieuses, économisant une précieuse énergie mentale. 

L'exemple le plus parlant est l'apprentissage de la conduite automobile. Lors des premières leçons de conduite, le cortex préfrontal est saturé : il faut penser consciemment aux pédales, au volant et aux rétroviseurs (ce qui est épuisant). Une fois le permis en poche et l'habitude installée, les ganglions de la base prennent le relais : vous pouvez rouler jusqu'à votre travail en pensant à votre journée, sans aucun souvenir conscient d'avoir passé les vitesses.

Au cœur de cette mécanique neuronale se trouve la boucle de l'habitude, un cycle indissociable en trois temps. Tout commence par le signal (un déclencheur environnemental ou émotionnel), suivi de la routine (l'action exécutée sans y penser), et s'achève par la récompense (le bénéfice immédiat qui valide la mémorisation du cycle).

L'erreur la plus commune lorsque l'on tente de changer son quotidien est de s'en remettre uniquement à la force de volonté, une batterie psychologique qui s'épuise au fil de la journée. Les recherches démontrent d'ailleurs qu'il faut en moyenne 66 jours pour ancrer véritablement un nouvel automatisme. Puisqu'il est presque impossible d'effacer une vieille habitude, la clé réside dans le remplacement de la routine tout en conservant le signal originel. Mieux encore, pour créer un comportement inédit, la stratégie absolue est l'empilement d'habitudes : greffer une nouvelle volonté sur une fondation inébranlable déjà existante.

Cette approche neuroscientifique trouve un écho profond dans la philosophie japonaise, où l'habitude transcende la tâche pour s'élever au rang de rituel. Le quotidien nippon est chorégraphié par des séquences immuables, illustrant la puissance du Kata : une forme répétée inlassablement jusqu'à libérer totalement l'esprit du fardeau de la motivation. L'échec est toujours garanti face à une résolution floue comme « je vais marcher plus ». Le véritable secret, inspiré de cette fluidité, consiste à ancrer l'intention : « Après avoir bu mon café du matin, je marcherai dix minutes », ou « Après avoir rangé la cuisine le soir, je me ferai un bain de pieds. » L'action existante devient alors l'interrupteur infaillible du nouveau rituel.

Il serait toutefois illusoire de croire que le Japon a inventé cette sagesse. L'archipel a simplement su préserver un mode de vie que nos sociétés occidentales modernes ont purement et simplement abandonné. Nos ancêtres possédaient eux aussi un quotidien naturellement rythmé par des habitudes biologiquement vertueuses. Ils marchaient de longues heures sans y penser, dînaient tôt au déclin du jour, se levaient aux aurores pour capter la lumière naturelle du matin et consommaient de solides portions de protéines au premier repas. Ces comportements ne relevaient d'aucun effort ; ils constituaient le rythme évident de l'existence, peu à peu effacé par notre confort sédentaire.

Réintégrer ces pratiques ancestrales dans nos vies contemporaines est pourtant d'une simplicité désarmante. Contrairement aux injonctions complexes de l'industrie du bien-être, renouer avec ces séquences vitales ne demande aucun épuisement mental, aucun équipement spécialisé et aucun investissement financier. Avancer l'heure de son repas, sortir marcher au lever du soleil ou consommer des protéines sont des actes gratuits, immédiats et rapides. En s'appuyant sur l'empilement d'habitudes, ces gestes primordiaux fusionnent sans heurts avec notre réalité moderne. Nous réalisons alors qu'il n'est nul besoin de se réinventer dans la douleur, mais simplement de réveiller un mode d'emploi instinctif pour bâtir un quotidien où le bien-être devient un automatisme absolu.

Finalement, reprendre le contrôle de son quotidien n'exige ni discipline de fer ni luttes épuisantes contre soi-même. La science moderne, tout comme la sagesse japonaise et le bon sens de nos ancêtres, nous livre un message profondément libérateur : la volonté est secondaire.

En comprenant comment notre cerveau bascule de l'effort conscient du cortex préfrontal vers l'automatisme fluide des ganglions de la base, nous pouvons cesser de forcer le changement. Il suffit d'observer nos journées, d'identifier ces gestes solidement ancrés — comme boire un café ou ranger la cuisine — et d'y greffer de nouvelles actions simples, gratuites et vitales.

Qu'il s'agisse de s'exposer à la lumière du matin, de marcher dix minutes ou de rééquilibrer ses repas, la transformation durable ne naît pas de la contrainte, mais de l'évidence et de la répétition. En adoptant cette mécanique douce de l'empilement d'habitudes, le bien-être cesse d'être un objectif lointain et épuisant pour redevenir ce qu'il a toujours été : notre mode de fonctionnement le plus naturel.

 

Bien à vous...

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Rédigé par Myriam

Publié dans #Développement personnel

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Publié le 3 Septembre 2026

Bonjour à tous,

Sur Internet, YouTube et diverses plateformes, les informations abondent. Bien que chaque concepteur défende sa propre méthode, toutes partagent un objectif commun incontestable : retrouver un état de santé satisfaisant.

Qu’il s’agisse de surpoids ou de troubles chroniques, notre corps nous parle à travers des symptômes. Il est toujours de bon augure de rester à son écoute. Lorsque ce n'est pas le cas et que les déséquilibres s'installent progressivement — mais sûrement —, le corps s'exprime de manière plus vive pour signaler un dysfonctionnement.

C’est souvent dans la douleur ou l'inconfort que s'impose la nécessité d'un changement, parfois radical, afin d'inverser la tendance. Dès lors, deux options s'offrent à nous : persister dans nos habitudes ou amener une réelle transformation.

Mais par quoi commencer ? Pourquoi pas par une alimentation anti-inflammatoire ? L'embonpoint et de nombreuses pathologies étant intimement liés à un état d'inflammation chronique, ce mode alimentaire paraît plus que pertinent.

Des intervenants inspirants : le croisement du sport et de la santé

De nombreux acteurs abordent aujourd'hui ce sujet sur les réseaux sociaux (comme Denis Fortier ou Christophe Bernard). Parmi eux, deux profils du monde du sport et du mouvement ont particulièrement retenu mon attention :

Jack Vanbergen : préparateur, formateur et spécialiste de CrossFit. Même si je ne partage pas l'ensemble de ses prises de position, son contenu reste très enrichissant. Il propose notamment des interviews et des podcasts captivants avec des athlètes ou des personnes ayant surmonté des épreuves de santé majeures (comme le cancer) grâce à l'adoption d'un mode de vie et d'une alimentation anti-inflammatoire.

Julien Pineau : créateur du concept Strongfit, qui axe sa méthodologie sur le mouvement tout en s'intéressant de près à l'alimentation anti-inflammatoire et à la physiologie.

En tant que Naturopathe, je trouve très encourageant de voir des sportifs de haut niveau lier performance physique, mouvement et nutrition anti-inflammatoire.

Le lien entre système nerveux et digestion

Un échange entre ces deux intervenants a particulièrement interpellé ma curiosité : l'impact du rythme circadien et du système nerveux (sympathique vs parasympathique) sur la digestion et le choix de nos aliments.

Rappel sur le système nerveux autonome :

Le système sympathique : c'est le mode « combat ou fuite ». Il s'active face au stress (l'image classique de la rencontre avec un ours en forêt). La fréquence cardiaque augmente, le sang est redirigé vers les muscles et les fonctions non vitales dans l'immédiat (comme la digestion) sont mises en veille.

Le système parasympathique : c'est le mode « repos et digestion ». Une fois le danger écarté, il permet de ralentir l'organisme, de récupérer et d'activer pleinement les processus digestifs et de régénération.

L'application au quotidien et à l'assiette

Pendant la journée, notre organisme est naturellement davantage sollicité par les activités physiques, intellectuelles et le stress ambiant : le système sympathique prédomine. La capacité digestive peut donc être sous-optimale durant ces périodes actives.

À l'inverse, en fin de journée et au coucher, la mise au repos active le système parasympathique. C'est durant cette phase que le corps se répare, assimile et régénère.

L'idée développée par Julien Pineau est d'ajuster l'assiette du soir pour accompagner cette transition :

Réduire ou limiter les glucides complexes au dîner pour éviter d'imposer un travail digestif lourd ou des fluctuations glycémiques nocturnes.

Privilégier un apport protéique adapté et des nutriments faciles à assimiler le soir, afin de favoriser la sécrétion de neurotransmetteurs d'apaisement et d'optimiser le sommeil profond ainsi que la récupération musculaire.

En résumé :

L'inflammation au cœur du problème : Adapter son alimentation permet de soulager le terrain inflammatoire, que ce soit pour la gestion du poids ou la santé globale.

L'alliance de la performance et de la santé : Des figures du sport comme Jack Vanbergen et Julien Pineau montrent que le mouvement et la nutrition anti-inflammatoire sont indissociables.

Respecter le rythme du système nerveux :

Journée (Sympathique) : Période d'action et de dépense énergétique où la digestion est naturellement secondaire.

Soir (Parasympathique) : Période de repos, de régénération et de digestion active.

L'ajustement du dîner : Alléger le repas du soir en glucides et cibler les apports protéiques/nutritifs adaptés peut aider à basculer plus efficacement en mode parasympathique, améliorant ainsi la qualité du sommeil, la récupération et la digestion.

Bien à vous...

 

 

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Rédigé par Myriam

Publié dans #Nutrition fonctionnelle

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Publié le 1 Septembre 2026

Bonjour à tous,

Ah, l’amour ! Un sujet universel qui inspire autant la musique et le cinéma qu’il ne suscite de questions… et parfois de larmes.

Aujourd’hui, la réalité nous rappelle qu’un couple sur deux finit par se séparer. Les unions peinent souvent à s'inscrire dans la durée. Et lorsqu'elles persistent, est-ce par véritable épanouissement, ou simplement par habitude, confort ou peur de la solitude ?

Pour réussir à construire une relation harmonieuse et durable au fil des années, faut-il obligatoirement passer par un travail de développement personnel et d'éveil de la conscience ? D'après Jacques Ferber, la réponse est oui. Il met en avant quatre grandes phases amoureuses, rappelant que l'accès au stade ultime exige un véritable cheminement sur soi.

Mettre de côté les histoires éphémères (celles de moins de trois ans) permet de mieux comprendre ces enjeux : chaque expérience sentimentale, même soldée par un échec, porte en elle des enseignements précieux. L'essentiel est de savoir se poser les bonnes questions pour éviter de reproduire les mêmes schémas relationnels.

Jacques Ferber distingue quatre formes amoureuses essentielles pour le couple. Selon lui, il est tout à fait possible d'aimer très longtemps, à condition de comprendre ces quatre paliers et d'y associer un travail personnel. Que l'on soit un homme et une femme, deux hommes ou deux femmes, ces mécanismes fonctionnent exactement de la même manière.

Quelles sont ces quatre formes amoureuses ?

1. Éros : la passion amoureuse (Élément Feu) Symbole du « Je te veux », Éros incarne la passion pulsionnelle et puissante qui unit deux êtres, à l'image de Roméo et Juliette. C'est la rencontre entre le cœur et le désir. Durant cette phase, l'autre devient le centre du monde. On vit « d'amour et d'eau fraîche » sous l'effet d'un véritable cocktail hormonal : la dopamine et la PEA agissent comme une drogue douce, altérant notre perception. L'autre est idéalisé, d'où le dicton « l'amour rend aveugle ».

Cependant, cette alchimie chimique ne dure pas éternellement. Au bout de quelques mois à trois ans maximum, la sécrétion d'hormones chute. L'amour Éros diminue naturellement, car il est conçu pour impulser un élan initial (comme la concrétisation d'un projet ou la venue d'un enfant). C'est alors que doit prendre le relais une seconde forme d'amour : Philia.

2. Philia : l'amour tendresse (Élément Eau) Symbole du « Je veux le meilleur pour toi », Philia instaure la camaraderie et le compagnonnage au sein du couple. Après la fougue de l'élément Feu (Éros), l'Eau vient adoucir la relation. Le désir charnel s'apaise pour laisser place à un attachement sincère, où le manque de l'autre se fait sentir en son absence.

On aime alors son partenaire pour ce qu'il est, dans toute son unicité. Si Éros correspond aux moments où l'on fait l'amour, Philia représente tous les instants de partage, de complicité et de soutien mutuel : élever un enfant, mener un projet professionnel ou s'entraider au quotidien. Avec le temps, la relation évolue de l'état d'amants à celui de compagnons (terme désignant à l'origine « ceux qui partagent le pain »).

Lorsque seule subsiste Philia, l'envie de raviver la flamme initiale peut surgir. Mais la passion Éros ne se commande pas facilement, car elle exige de la nouveauté. Pour retrouver cette dynamique, deux options s'offrent au couple : changer de partenaire, ou réinjecter de la légèreté et du jeu dans la relation grâce à la troisième phase : Aphrodisia.

3. Aphrodisia : les jeux du plaisir (Élément Terre) Symbole de la complicité ludique, Aphrodisia regroupe toutes les initiatives visant à pimenter la vie intime et le quotidien : soirées romantiques, jeux de rôle, échanges, escapades le temps d'un week-end ou rendez-vous « comme au premier jour ».

Son objectif est de créer du renouveau et de stimuler à nouveau la dopamine. Toutefois, le défi d'Aphrodisia réside dans sa pérennité : si le jeu devient une habitude, la lassitude risque de s'installer, demandant toujours plus d'efforts pour entretenir l'excitation.

Peut-on alors aller plus loin pour stabiliser le couple ? C'est ici qu'intervient la quatrième et dernière phase : Agapé.

4. Agapé : l'amour divin (Élément Air) Bien différente d'Éros ou de Philia, Agapé incarne l'amour inconditionnel et la connexion profonde. Symbolisé par le geste « Namasté » (le salut d'âme à d'âme), ce stade dépasse le simple attachement pour toucher à l'union sacrée.

Ici, il ne s'agit plus de passion charnelle, de tendresse classique ou de jeu séducteur, mais de la rencontre des essences profondes des deux partenaires. Dans la tradition du Tantra, cela représente l'union de Shiva (le principe masculin sacré) et de Shakti (le principe féminin sacré). Le contact devient alors doux, respectueux et empreint de spiritualité.

Comment atteindre la dimension d'Agapé ?

Accéder à Agapé relève d'une posture intérieure qui associe le plaisir d'Aphrodisia à la dimension sacrée. On sort du schéma amoureux classique pour embrasser une sexualité où le charnel se mêle au spirituel.

En reliant ces quatre éléments (le Feu d'Éros, l'Eau de Philia, la Terre d'Aphrodisia et l'Air d'Agapé), une alchimie s'opère : la flamme initiale d'Éros renaît sous une forme plus subtile et vibrante. D'après Jacques Ferber, l'accoutumance ou la lassitude n'ont plus leur place à ce niveau : le couple touche à une forme de grâce, caractérisée par une paix profonde et une extase dont on ne se lasse pas.

Synthèse :

Peu importe la composition du couple (un homme et une femme, deux hommes, deux femmes), la dynamique amoureuse suit les mêmes mécanismes.

Le cap de la phase Éros : De nombreux couples ne dépassent jamais ce premier stade. La peur de l'engagement retient souvent l'un des partenaires, tandis que l'état d'euphorie procuré par le cocktail hormonal incite à vouloir revivre cette passion indéfiniment. À ce stade, aucun travail sur soi ne semble nécessaire : tout est fluide et idéal. Cette phase dure généralement moins de trois ans.

L'ancrage dans Philia : Si le couple ne franchit pas l'étape de la passion, il passe à côté de l'amour tendresse et du compagnonnage. Philia permet de construire sur le long terme : fonder un foyer, élever des enfants, faire des projets à deux. C'est une période stable qui peut durer une bonne dizaine d'années, mais où l'amour tendresse finit parfois par étouffer la flamme initiale. Sans l'intervention d'Aphrodisia pour réinjecter du désir, la séparation devient un risque majeur.

Le passage par Aphrodisia : Pour raviver l'intimité, les deux partenaires doivent être en parfaite harmonie et désireux de pimenter leur quotidien. Beaucoup de couples y parviennent grâce à un engagement mutuel et un début de travail personnel. Toutefois, lorsque la lassitude s'installe à nouveau, la question de l'étape suivante se pose.

La question d'Agapé : Présentée comme le stade ultime, Agapé suppose de lier le charnel au spirituel à travers un amour inconditionnel et une alliance d'âme à d'âme. Mais ce concept, très théorique, soulève une vraie question : est-ce une réalité accessible ou une idéalisation déconnectée de la réalité ?

En résumé :

La grille de lecture de Jacques Ferber offre une perspective stimulante sur l'évolution du couple. Si les trois premières phases (Éros, Philia, Aphrodisia) décrivent des mécanismes très concrets que la plupart des duos expérimentent, la quatrième phase — Agapé — pose question.

Cette vision d'un amour sacré, divin et inconditionnel ne re lève-t-elle pas, au fond, d'une douce illusion ? N'est-ce pas une conception un peu trop idéale, voire déconnectée des réalités de la vie quotidienne ?

Si cet idéal « perché » reste inaccessible ou illusoire pour la majorité d'entre nous, que reste-t-il une fois le cycle des trois premières phases achevé ? Est-ce le retour inévitable à l'habitude et à la routine ? Quand la passion s'éteint, que la tendresse s'épuise et que les jeux d'Aphrodisia ne suffisent plus, le couple touche-t-il simplement à sa fin naturelle ?

C'est peut-être là que réside l'explication du chiffre marquant d'un divorce sur deux — un phénomène qui touche désormais toutes les générations, même après 60 ans. Quel est alors le véritable secret des couples qui traversent toute une vie ensemble ? Partagent-ils une alchimie mystérieuse, ou ont-ils simplement appris à accepter le passage du temps et la fin de l'enchantement ?

Bien à vous...

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Rédigé par Myriam

Publié dans #Développement personnel

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Publié le 30 Août 2026

Bonjour à tous,

Aujourd'hui, l'offre en matière de soin lymphatique s'est considérablement fragmentée. Pour le public, il devient difficile de faire la différence entre une prise en charge holistique, une méthode esthétique tendance et un soin basique en institut. En observant le paysage actuel, trois grandes philosophies s'opposent.

Formée à l'origine à la rigueur de la méthode Vodder, Élisabeth Nado pratique et affine le drainage lymphatique depuis près de trois décennies. De cette longue expérience est née une conviction : pour dégonfler le corps et relancer les fonctions d'élimination de façon durable, il ne suffit pas de subir un soin ponctuel en cabinet, il faut comprendre et respecter la carte anatomique du réseau lymphatique.

C'est la différence fondamentale avec les protocoles esthétiques plus génériques ou les méthodes brésiliennes (comme le courant Renata França porté par des praticiennes comme Nathalie Duarte). Là où ces dernières appliquent des manœuvres vigoureuses axées sur un résultat visuel immédiat, la méthode développée par Élisabeth Nado repose sur une maîtrise chirurgicale du schéma anatomique des ganglions et des voies de circulation.

Pour autonomiser ses patients et éviter qu'ils ne restent dépendants de rendez-vous en cabinet — souvent complets —, elle a créé la méthode Boost Lymph. Il s'agit d'un apprentissage de l'auto-drainage permettant à chacun de reproduire les bons gestes chez soi. Bien exécuté, cet auto-drainage quotidien permet d'affiner la silhouette et de perdre des centimètres sans même modifier son alimentation, simplement en débloquant les fluides stagnants.

Le parallèle avec la Médecine Chinoise (MTC):

C'est sur le terrain de la rétention d'eau que le parallèle avec la Médecine Traditionnelle Chinoise devient particulièrement captivant — et révèle une nuance essentielle.

Dans l'approche d'Élisabeth Nado, l'accent est mis sur un apport en eau assez conséquent (plus de 2 litres par jour) pour accompagner le drainage et « rincer » le réseau. Physiologiquement, boire abondamment aide à éliminer les toxines déplacées par le massage et relance la filtration rénale.

Selon Nina Voit, spécialiste en médecine chinoise, cette dernière apporte un éclairage plus individualisé à travers la notion de constitution et de terrain :

  • Le syndrome d'Humidité et le terrain Grand Yin : En MTC, la rétention d'eau est liée à une faiblesse du Yang de la Rate et des Reins, incapable de transformer et de transporter les liquides Organiques. Un terrain à dominante « Grand Yin » ou saturé en Humidité a du mal à gérer l'excès de liquides.

  • Le risque de surcharger le Feu du Rein : La MTC alerte sur le fait qu'imposer un volume d'eau trop important (ou une grande consommation d'aliments crus et très hydratants) à une personne au Feu digestif faible risque de fatiguer le Yang des Reins et d'aggraver la stagnation d'Humidité au lieu de l'évacuer.

  • Trouver le juste milieu : Le croisement des deux visions offre une clé précieuse. Le drainage mécanique (type Vodder ou Boost Lymph) ouvre les écluses et libère la stase; l'eau consommée permet le nettoyage. Mais la MTC nous rappelle d'adapter cet apport au terrain de chacun (boire chaud ou tiède par petites gorgées, plutôt qu'engloutir de l'eau froide) afin de ne pas épuiser l'énergie des Reins.

En résumé : alliance du geste anatomique et du respect du terrain

La force de la démarche d'Élisabeth Nado réside dans sa précision anatomique et son souci de rendre le patient acteur de sa santé grâce à l'auto-drainage. En y associant la finesse du diagnostic chinois — qui adapte la quantité d'eau et la chaleur des boissons selon le terrain de chacun —, on obtient une prise en charge véritablement holistique. C'est en faisant circuler la lymphe tout en préservant l'énergie des Reins et de la Rate que les résultats sur la silhouette et la vitalité deviennent profonds et durables.

L'approche holistique d'Élisabeth Nado : la santé par le rééquilibrage global,

La méthode d'Élisabeth Nado se distingue par son ancrage dans la durée et la personnalisation absolue du soin. Forte de près de 30 ans de pratique et d'une fine connaissance des méridiens chinois, elle ne considère jamais la stase lymphatique comme un simple problème localisé. Pour elle, un œdème ou une rétention d'eau est le symptôme visible d'un déséquilibre interne plus profond — souvent lié à une stagnation du Qi, à un engorgement de l'élément Terre (Rate/Estomac) ou à un blocage émotionnel logé dans le ventre. Elle rejoint en ce sens les dires de Nina Voit.

Son geste ne cherche pas à forcer le tissu, mais à dialoguer avec lui. En travaillant sur la régulation du microbiote, le décodage corporel et la libération des tensions abdominales, son soin vise un résultat thérapeutique pérenne : relancer les facultés naturelles d'autoépuration de l'organisme tout en apaisant le système nerveux. Les deux méthodes associées feraient donc un combo parfait !

Les méthodes tendances des réseaux sociaux,

À l'opposé de cette lecture énergétique traditionnelle, les méthodes brésiliennes portées par des figures médiatiques comme Nathalie Duarte ont révolutionné le secteur par leur dimension visuelle et leur efficacité immédiate. Ici, le protocole s'appuie sur des mouvements rapides, des pressions fermes et un pompage rythmé des ganglions.

L'objectif principal est avant tout esthétique et sculpteur : dégonfler le corps de manière spectaculaire, redéfinir les contours et offrir cet effet « séchant » extrêmement prisé sur les réseaux sociaux. Si cette approche s'avère redoutable pour un résultat visible avant un événement ou pour soulager immédiatement une sensation de lourdeur, elle reste centrée sur le résultat mécanique et visuel. Elle n'intègre pas la dimension énergétique chinoise ni le travail émotionnel en profondeur sur le ventre que propose Élisabeth Nado.

Les soins « lambda » et protocoles standardisés,

Enfin, il existe une multitude de soins génériques proposés en institut classique. Souvent pratiqués après une courte formation théorique, ces drainages appliquent une suite de gestes répétitifs et identiques pour chaque client. En se contentant d'un effleurage superficiel sur les membres sans prise en compte de l'état général, du niveau de stress ou de la digestion de la personne, ces méthodes offrent un moment de détente agréable, mais n'apportent aucun changement physiologique ou énergétique durable.

En résumé, là où les protocoles lambda détendent et où les méthodes brésiliennes façonnent le corps en surface, l'approche d'Élisabeth Nado utilise le drainage lymphatique comme un véritable levier de santé globale, reliant le corps, l'énergie et l'esprit. Si en plus, y est associé les conseils de Nina Voit, notre spécialiste en médecine chinoise, les résultats seront non seulement garantis mais aussi multiplier.

Bien à vous... 

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Rédigé par Myriam

Publié dans #Santé

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Publié le 26 Août 2026

Bonjour à tous

Vous avez supprimé le pain, compté la moindre calorie pendant des mois et tes baskets s'usent sur l'asphalte presque chaque jour. Pourtant, la graisse abdominale s'obstine à rester là, figée. La conclusion par défaut de notre culture ? Un manque de volonté. Une défaillance personnelle ?

Et si le problème ne venait absolument pas de vous ?

À des milliers de kilomètres de là, au Japon, des femmes de 55 ans traversent la ménopause avec une réalité tout autre. Elles mangent du riz blanc chaque jour, savourent des douceurs sucrées et n'ont, pour la plupart, jamais mis les pieds dans une salle de sport. Et pourtant, pas de stockage abdominal tenace. Ce n'est pas qu'elles s'alimentent avec des portions de moineau ou qu'elles luttent plus que les autres : c'est simplement que leur corps reçoit un tout autre signal.

Au cœur de cette différence d'approche se trouve le concept de Yōjō (養生), que l'on pourrait traduire par « l'entretien de la vie ». Là où la vision occidentale attend que le déséquilibre s'installe pour intervenir à coups de régimes stricts et de remèdes drastiques, le Yōjō refuse l'urgence médicale.

Il ne s'agit pas de soigner, mais de prévenir. De créer chaque jour, par des gestes simples et répétés sans effort ni privation, les conditions exactes dans lesquelles le corps fonctionne à son optimum. En Occident, on combat les symptômes ; au Japon, on préserve l'équilibre avant même que le problème n'ait l'occasion d'exister.

Concrètement, le Yōjō appliqué à la ménopause ne ressemble en rien à une checklist de contraintes. Dans l'assiette, il s'exprime par une alimentation chaude, réconfortante et naturellement riche en soja fermenté, associée à la sobriété douce du Hara Hachi Bu — manger à 80 % de sa faim. Côté rythme, aucun entraînement punitif : le corps s'entretient par le mouvement fluide du quotidien, la régularité du sommeil et le rituel apaisant du bain chaud. Là où nous cherchons à forcer le corps pour le dompter, le Yōjō l'accompagne pour lui éviter le stress de la transition.

Dans l'assiette : l'harmonie plutôt que la privation

  • L'alimentation réchauffante et digestive : Le Yōjō privilégie les aliments cuits, les bouillons chauds (soupe miso) et les boissons à température ambiante ou chaudes. Cela préserve le « feu digestif » et évite d'épuiser l'énergie de l'estomac, ce qui limite le stockage abdominal et les ballonnements fréquents à la ménopause.
  • Les phyto-œstrogènes naturels au quotidien : Plutôt que de compenser la baisse hormonale par des compléments à forte dose une fois les symptômes installés, l'alimentation intègre du soja fermenté (miso, natto, tofu) de manière régulière et modérée depuis toujours. Le corps reçoit un soutien hormonal continu et doux.
  • La diversité et la règle des 80 % (Hara Hachi Bu) : Des repas composés de multiples petits plats (Ichijū-sansai : une soupe, trois accompagnements) qui apportent une grande variété de nutriments sans surcharger l'organisme. On s'arrête de manger avant la satiété complète, sans frustration, car le repas a nourri tous les sens.
     

Dans le rythme de vie : le mouvement fluide et la régulation du stress

  • Le mouvement intégré (Radio Taïso et marche) : Pas de séances de cardio épuisantes qui font grimper le cortisol (l'hormone du stress qui favorise la graisse du ventre). Le Yōjō préconise une activité physique douce mais quotidienne : marcher pour ses déplacements, des étirements légers au réveil pour faire circuler le sang et l'énergie (Ki).
  • La régulation des rythmes biologiques : Respecter le sommeil et les saisons. Le corps qui vieillit ou se transforme demande plus de repos et un rythme aligné sur la lumière naturelle. Se coucher tôt et protéger son sommeil permet de réguler naturellement les hormones de l'appétit (leptine et grhiline).
  • Le bain chaud (Ofuro) comme rituel détox et apaisant : Le rituel quotidien du bain chaud du soir ne sert pas qu'à l'hygiène ; il détend les muscles, stimule la circulation sanguine et lymphatique, rabaisse la tension nerveuse et prépare l'organisme à un sommeil réparateur.
     

Au-delà de l'assiette et des habitudes de vie, la véritable force du modèle japonais réside dans le regard porté sur cette étape. Là où l'Occident associe souvent la ménopause au déclin et à la lutte contre le temps, la tradition japonaise y voit l'avènement d'un « Second Printemps ».

Libérée des impératifs de la fertilité et des contraintes du soin aux autres, la femme accède à une période de réinvention personnelle, portée par le respect qu'inspire la maturité. En embrassant la philosophie du Wabi-sabi — l'art de trouver la beauté dans l'imperfection et le changement —, le corps cesse d'être un champ de bataille. La graisse abdominale ou la fatigue ne sont plus vécues comme des échecs personnels, mais comme les signaux d'un organisme qui réclame simplement d'être accompagné avec douceur dans sa nouvelle saison.

Ce constat n'est pas un mythe exotique, mais une réalité documentée par l'anthropologue médicale Margaret Lock dans ses travaux comparatifs (Encounters with Aging: Mythologies of Menopause in Japan and North America). En étudiant des milliers de femmes au Japon et en Amérique du Nord, elle a révélé le concept de « biologies locales » : le corps ne subit pas la ménopause de la même manière selon le terrain culturel et nutritionnel dans lequel il évolue. Là où l'Occident médicalise la ménopause et pousse à la lutte, le mode de vie japonais — guidé par le Yōjō — permet de traverser cette étape sans les symptômes métaboliques et physiques que nous jugeons pourtant inévitables.

Bien à vous...

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Rédigé par Myriam

Publié dans #Philosophie japonaise

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Publié le 13 Janvier 2025

Bonjour à tous,

Il y aurait 16 millions de fumeurs en France et 73000 décès prématurés par an. Bon nombre de personnes fumeuses désirent arrêter la cigarette mais ne savent comment faire et par où commencer. Souvent, cela nécessite de prendre conscience de tous les aspects négatifs de la cigarette, des risques encourus pour la santé, de l'argent dépensé, de comprendre sa relation au tabac et d'identifier les motivations pour arrêter.

Que gagne-t-on à fumer ? 

Le plaisir que cela procure ? Pourquoi pas, dû surement à la convivialité (apéritif par ex), une certaine image peut-être, une habitude ? Certainement... En fait, à part la convivialité et appartenir à un groupe, on y perd plus qu'on n'y gagne.

Alors qu'est-ce qu'on perd ? La contrainte d'avoir toujours des cigarettes sur soi, de l'argent, une meilleure santé, un meilleur moral, l'estime de soi, la confiance en soi, de meilleures performances physiques et sportives, des années de vie, une certaine liberté, le goût, l'odorat, une haleine fraîche, un meilleur teint... Bref, la liste est longue.

Les bienfaits pour la santé à l'arrêt du tabac : 

Au bout de vingt minutes, la pression sanguine et le rythme cardiaque redeviennent normales. Au bout de huit heures, l'oxygénation des cellules redevient elle aussi normale. Au bout de vingt-quatre heures, le monoxyde de carbone est complètement éliminé de l'organisme. Au bout de quarante-huit heures, la nicotine n'est plus présente dans le corps, amélioration du goût et de l'odorat. Au bout de soixante-douze heures, les bronches se relâchent et le niveau d'énergie augmente. Dans la première année de l'arrêt du tabac, la capacité respiratoire augmente de 10% et la toux, l'essoufflement, les éternuements et les problèmes respiratoires se dissipent. Au bout de cinq ans, le risque d'infarctus est deux fois moins élevé que celui d'un fumeur. Au bout de dix ans, le risque de cancer du poumon, du rein et du pancréas diminue.

L'addiction et la dépendance sont deux choses différentes :

On parle souvent de manière indifférenciée de dépendance ou d'addiction, mais il existe non seulement une légère nuance entre les deux mots mais également une différence notable entre le tabac et l'alcool. Le tabac est une dépendance alors que l'alcool est une addiction. L'arrêt net du tabac ne provoquera pas de DT (delirium tremens) contrairement à l'alcool (et uniquement l'alcoolisme chronique) sevré brutalement.

Le delirium tremens est un trouble neurologique sévère, lié au syndrome du manque physique lors du sevrage alcoolique qui se manifeste par un état d'agitation et qui peut mener jusqu'à la mort. La personne dans cet état aura un ou plusieurs de symptômes tels que agitations, tremblements, désorientation, hypertension, délires hallucinatoires.

Les idées reçues : 

Le tabac n'entre pas dans les addictions contrairement à l'alcool. Chacun peut s'arrêter de fumer du jour au lendemain sans aucun risque pour son intégrité physique.

La dépendance physique est la moins importante des trois dépendances liées au tabac car en seulement trois semaines, elle a disparue.

Arrêter de fumer ne fait pas pour autant grossir. Reprendre une activité physique permet de retrouver son souffle et sa forme plus rapidement sans prendre un gramme.

Les trois dépendances liées au tabac : 

Psychologique :

Chez certaines personnes, la fumée inhalée permet de provoquer une sensation de détente. Même si le thérapeute - quel qu'il soit - doit respecter cette sensation éprouvée, il faut avoir connaissance que la nicotine qui pénètre dans le sang est un aimant à cortisol qui n'est autre que l'hormone du stress. La nicotine ne fait qu'attirer dans le sang, cette hormone, ce qui fait que plus vous fumez, plus le stress augmente. Le cercle vicieux s'installe car plus vous êtes stressé et plus vous allez avoir envie de fumer afin d'atteindre cette détente tant souhaitée mais cependant illusoire. Il s'agit là d'un stress qui va bien au-delà de la psychologie puisqu'il atteint l'équilibre hormonal et par conséquent la physiologie du corps.

Comportementale

Cela correspond non seulement aux neuro-associations : cigarette-apéritif, cigarette-café... mais aussi à la gestuelle : le geste qui sera répété environ dix fois par cigarette.

Physique :

Ce serait la dépendance la plus facile à se débarrasser. En trois semaines seulement, elle peut  disparaitre.

Les solutions ?

Les solutions pour arrêter de fumer sont finalement peu nombreuses. L'option une, consiste à arrêter du jour au lendemain et repose intégralement sur le fumeur et sa volonté. Même si les chances de succès sont minces (environ 7%), elle reste envisageable et possible pour un bon nombre de fumeurs. Il faudra toutefois rester vigilant sur la compensation et la prise de poids éventuelle. De plus, cela ne vous coûtera rien.

Les substituts nicotiniques : une méthode qui permet au fumeur de se sevrer progressivement via la consommation de patchs, de gommes ou de pastilles. Cependant, des effets secondaires tels que céphalées, bouche sèche et irritation de la peau peuvent survenir. De plus, cette méthode agit sur la dépendance physique, alors que c'est celle qui est la moins à travailler. Cela vous coûtera environ une centaine d'euros pour arriver à vos fins.

La cigarette électronique est une méthode qui prend en compte les habitudes gestuelles du fumeur. Si certaines ne contiennent aucune substance chimique, d'autres en revanche en sont pourvues en vu d'un sevrage de la nicotine. A noter que vous conservez la dépendance comportementale en apportant la cigarette électronique encore plus de fois à la bouche, ainsi que la dépendance psychologique qui consiste à vous détendre même si ça n'est qu'une illusion.

L'homéopathie peut aider en diminuant les fringales et l'anxiété. L'avantage : pas d'effets secondaires et elle peut seconder d'autres méthodes.

L'hypnose reste une des méthodes les plus favorables pour aider l'arrêt du tabac. Le fumeur change progressivement son rapport à la cigarette et finit par la juger indésirable. Certes, le coût sera plus élevé que les autres méthodes mais avec de meilleures garanties.

D'autres méthodes ont prouvé leur efficacité depuis plus de 40 ans, notamment la méthode laserOstop. En une séance, le problème serait réglé. Séance un peu onéreuse mais qui vaut sûrement le coup et de toute façon sera moins chère que l'achat de cigarettes !

Concrètement : 

Trouvez une bonne gestion du stress afin de sortir du cercle vicieux (sophrologie, yoga, la cohérence cardiaque...).

Remplacer la gestuelle par un comportement qui ne vous fera pas grossir : boire quelques gorgées d'eau par exemple (vos reins vous diront merci) et uniquement de l'eau.

Les cigarettes électroniques peuvent être un substitut pendant un temps - assez court - mais ne sont pas sans danger. De plus, elle conserve la dépendance comportementale (pause clope) et psychologique (gestuelle).

Faire du sport ne nettoie pas les poumons. Le sport apporte des bénéfices, certes, mais qui ne compensent pas les effets liés au tabac.

A part le fait que les cigarettes roulées coûtent moins cher, elles sont tout aussi nocives que les autres.

Opter pour une désensibilisation sur deux ou trois semaines (cohérence cardiaque : simple, rapide, efficace) afin de progresser à son rythme et devenir autonome.

L'hypnose conversationnelle : la solution ?

C'est une formulation adéquate qui va conduire à un questionnement interne qui engendre une conscientisation pour amener à un travail conjoint de l'inconscient vers le conscient. C'est une technique qui ne suit pas les étapes de l'hypnose classique puisqu'il s'agit d'un échange entre deux interlocuteurs : le patient et un praticien professionnel. Cette forme d'hypnose est accès sur la conversation qui suit en partie la méthode de Carl Rogers sur la relation d'aide via l'écoute active.

En résumé : 

Fumer, contrairement à ce que l'on pourrait croire ne détend pas du tout. Au contraire, cela augmente l'anxiété. Les deux dépendances les plus présentes, contrairement à ce que veulent nous faire croire les industries du tabac (avec les patch notamment) sont les dépendances comportementales et psychologiques que l'hypnose traite parfaitement bien. Il ne sert à rien de travailler sur la dépendance physique qui est quasi nulle.

Pour un arrêt total et définitif, n'hésitez pas à vous faire aider si besoin. Les outils ne manquent pas non plus : acupuncture, sophrologie, méthode Allen Carr, thérapies comportementales et cognitives, la sonothérapie...

 

Bien à vous...

 

 

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Rédigé par Myriam

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Publié le 23 Juillet 2024

Bonjour à tous,

Le lâcher-prise est un sujet bien plus complexe qu'il n'y paraît et revêt plusieurs interprétations suivant qui en parle. Le dictionnaire nous donne la définition suivante : c'est un moyen de libération psychologique consistant à se détacher du désir de maîtrise. Jusque là, nous sommes en accord avec la définition. Pourtant, a priori, ce n'est pas si simple à faire au quotidien. On s'entend répéter constamment "Laisse tomber, ça n'en vaut pas la peine", "N'y pense plus", ou encore le fameux "Il faut que tu lâche-prise" à propos de tout et n'importe quoi. Si cela nous est rabâcher aussi souvent, c'est bien qu'il est difficile d'accéder à ce fameux lâcher-prise ! Et pour cause, car il demande du temps et de la pratique. Cela prends du temps d'arriver à prendre de la distance et de la hauteur pour voir les choses différemment et relativiser. Cela prends du temps pour remettre les choses à leur vraie place, à leur juste valeur sans qu'elles ne soient exagérément importantes. 

Alors effectivement, lâcher-prise revient à accepter et réussir à abandonner un processus de rumination à propos de toutes sortes sujets (personnels ou professionnels) car chacun d'entre nous peut percevoir un problème dont la résolution semble complexe. 

Alors, est-ce un manque d'action de notre part ? Doit-on croire que les expériences de la vie nous feront "lâcher-prise" et si oui quand ? Que doit-on faire pour réaliser un lâcher-prise complet ? Vient il au fur et à mesure de notre évolution personnelle ou bien à la fin du parcours comme une résolution évidente ?

Pour Nathalie Ebner le lâcher-prise ne résulte pas d'un manque d'action comme on pourrait le croire, et encore moins de s'en remettre au destin ou à l'ordre Divin en restant sur son canapé à regarder Netflix, mais bel et bien regarder avec lucidité ce qui est de votre ressort car vous êtes comme toujours et comme le dit Lilou de "la télé de Lilou" co-acteur et co-créateur.

Après toutes ces années de travail personnel, je suis d'accord pour dire que non seulement le lâcher-prise est une conséquence de la guérison de certaines blessures dont les peurs, mais également qu'il ne se produit pas tant que le mental reste présent et qu'il est dans le contrôle. Qui dit contrôle signifie besoin de sécurité et ce besoin reflète une ou plusieurs peurs.

Pour arriver au lâcher-prise, il faut donc commencer par la racine, en d'autres termes s'occuper de travailler ses peurs. C'est seulement à la guérison complète de celles-ci qu'il peut intervenir et se manifester. Dès lors, il apparaît en soi comme une voie de conséquence. Il se crée donc de lui-même sans aller le chercher. Vouloir lâcher-prise n'a non seulement aucun sens mais c'est juste impossible tant que les peurs profondes et les blessures associées sont présentes et qu'elles n'ont pas été travaillées.

Le vrai lâcher-prise passe par le détachement. Se détacher des personnes, des choses, des situations, des biens matériels mais également du fait de tout vouloir savoir à l'avance, de vouloir tout contrôler et de tout analyser. Le détachement permet de voir et accueillir ce qui est. La méthode MIR permet ce travail afin de se détacher du père et de la mère pour commencer pour élargir à l'ensemble des personnes intimes (enfants, frères, sœurs, etc.) et professionnelles (collègues, patron) mais également à tous les événements et toutes les situations et expériences extérieures qui auraient conduit votre mental à tourner en boucle dans une rumination excessive. Travailler le détachement signifie "couper" avec les situations et les expériences négatives de la 3D, en lien avec d'autres personnes qu'elles soient familiales ou professionnelles. En aucun cas, cela signifie couper les liens. Nous sommes tous reliés les uns aux autres et les liens ne peuvent être coupés.  

Selon Eckhart Tolle, le lâcher-prise correspond également au détachement qui peut avoir une connotation négative chez certaines personnes qui le considèrent comme une défaite, un renoncement, l'incapacité d'être à la hauteur des défis de la vie. Cependant, le vrai détachement qui engendre le lâcher-prise signifie simplement d'atteindre "cette profonde sagesse qui nous porte à laisser couler le courant de la vie, plutôt que d'y résister". Le seul moment selon Eckhart Tolle où vous pouvez sentir ce courant c'est dans l'instant présent.

Lâcher-prise serait donc aussi simple que d'accepter le moment présent inconditionnellement et sans réserves. Savoir renoncer à la résistance intérieure qui s'oppose à ce qui est, et qui s'accentue encore plus lorsque les choses vont mal. La souffrance alors apparaît et résulte du décalage entre les attentes du mental et ce qui est réellement.

En résumé

Plusieurs ouvrages ont été publiés sur les méthodes pour lâcher-prise. Ils contiennent certainement des informations pertinentes, cependant si l'on vous annonce qu'il suffit de faire quelques exercices pour atteindre cet état de plénitude que représente le lâcher-prise, il me semble que l'info sera quelque peu erronée. 

Le lâcher-prise, c'est ôter toutes les tensions intérieures sans passer par un effort ou par le "vouloir". Il représente simplement l'acceptation de sa propre vulnérabilité, à ne pas confondre avec la faiblesse.

La vulnérabilité est reliée à la sensibilité et n'est donc pas par conséquent une faiblesse mais au contraire une grande force.

 

Bien à vous...

 

 

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Rédigé par Myriam

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Publié le 22 Juillet 2024

Bonjour à tous,

La transformation des aliments par l'industrie agro-alimentaire joue un rôle certain dans les-maladies-chroniques. Plus un aliment est transformé et plus il aura un effet néfaste sur la santé notamment en faisant baisser le-taux-vibratoire, surtout s'il est fréquemment consommé. On évoque ici ce que l'on appelle : l'anti-nutrition.

Qu'appelle-t-on un aliment hautement transformé ? 

Il existe plusieurs degrés de transformation des aliments :

Les aliments non transformés tels que les légumes, les fruits, les œufs et les peu transformés tels que ceux qui ont été broyés, séchés, fermentés, et surtout sans ajout de substances.

- Les aliments transformés tels que certains ingrédients culinaires (huiles végétales, sucre de table, le miel, etc.) ainsi que les produits tels les conserves de légumes, sardines et thon en boîte, fromage, vin, bière, cidre, etc.

- Les aliments ultra-transformés : représentent les produits et boissons dont la fabrication comporte plusieurs étapes et techniques de transformation, utilisées exclusivement pour l'industrie alimentaire dont le but est de créer des produits peu chers, faciles à utiliser, agréable au goût, et qui se consomment rapidement en étant chauffés au micro-onde. De tels produits contiennent du sucre, du sel, des graisses saturées, des huiles hydrogénées, et des additifs. La législation autorise bien sur les additifs tels que les arômes et toutes les substances dites "alimentaires" qui ne sont pas habituellement utilisées en cuisine et que les industriels utilisent afin d'imiter les qualités d'un aliment brut et de leur préparation culinaire ou pour masquer des défauts du produit fini. Quelques exemples d'aliments ultra-transformés que l'on trouve en grande surface : confiseries, biscuits, gâteaux, jus de fruits, boissons gazeuses, produits laitiers, nuggets, poisson pané, tous les plats prêts à consommer, chips, préparations pour gâteaux, soupes en sachet, les céréales du petit déjeuner, les pizzas, le pain, etc.

C'est quoi un additif ?

C'est une substance qui n'est habituellement pas utilisée comme un ingrédient dans l'alimentaire. Ces substances sont ajoutées aux aliments au stade de la fabrication, de la transformation, de la préparation, du traitement, du conditionnement, du transport, et se retrouvent donc dans la composition du produit fini.

Ils ont des fonctions particulières telles que :

- Conservateurs, antioxydants afin de garantir la qualité sanitaire des aliments.

- Colorants, édulcorants, exhausteurs de goût pour améliorer l'aspect et le goût.

- D'épaississants, de gélifiants pour apporter une texture particulière.

- D'émulsifiants, antiagglomérants, stabilisants pour garantir la stabilité du produit.

Ce qu'il faut savoir :

L'additif n'est pas un aliment mais quelque chose que l'on rajoute au produit alimentaire. C'est donc un substitut qui ne se consomme pas. Il existe environ 320 additifs autorisés répertoriés dans un livret que l'on peut trouver facilement. Mais il existe également une catégorie d'additifs (environ 350) spécialement conçus pour ne pas être déclarés sur la liste d'ingrédients dont une bonne cinquantaine reconnus comme nocifs qui peuvent être source d'allergies ou de maladies. La réglementation européenne stipule qu'un auxiliaire technologique peut, ne pas être déclaré ou n'est pas déclarable comme le précise Christophe Brusset, ingénieur de l'industrie agro-alimentaire, dans son livre "Vous êtes fous pour avaler tout ça !". Il existerait en fait dix-sept catégories d'additifs que l'on appellent des auxiliaires technologiques que l'industrie peut utiliser sans les déclarer comme certains solvants par exemple. 

Voici une liste de ceux à éviter plus particulièrement : 

- Le E171 : le dioxyde de titane qui est un "blanchisseur" que l'on retrouve dans certains bonbons, dentifrices, médicaments, pâtisseries, plats cuisinés, etc.

- Le E104 : colorant que l'on retrouve dans les sodas, confiseries, confitures, boissons alcoolisées, etc. Il est interdit aux Etats-Unis et en Australie.

- Le E950 : édulcorant que l'on trouve dans certains produits allégés, bonbons. Il sucre 200 fois plus que le sucre classique…

- Le E124 : colorant que l'on nomme le rouge cochenille, facilement reconnaissable dans le chorizo.

- Les E249 à E251 : nitrites et conservateurs que l'on retrouvent dans la charcuterie et les viandes industrielles. C'est ce qui donne la jolie couleur rosée du jambon.

- Les E214 à E219 : parabènes et conservateurs : charcuteries, pâtes à tarte, biscuits apéritifs, bonbons. Il serait grandement associé au cancer du sein car ils agissent comme les œstrogènes.

- Les E131 à E133 : des colorants qui seraient la cause de l'hyperactivité chez l'enfant, d'allergies, d'asthme et de problèmes de peau.

- Les E602 à E625 : les exhausteurs de goût qui se cachent derrière d'autres appellations telles que glutamate, arômes, extrait de levure, que l'on retrouve dans les chips, les plats préparés, la cuisine asiatique, et en fait un peu partout.

La plupart des additifs à éviter font partis des E car ils sont susceptibles de provoquer de l'hyperactivité chez l'enfant (colorants des bonbons), peuvent être toxiques pour la reproduction (conservateurs, antioxydants), un risque accru de cancer du côlon (nitrates et nitrites), peuvent contenir des substances immuno-toxiques à forte doses et suspectées d'être cancérigène. Enfin, ne vous fiez pas aux grandes marques qui elles aussi mettent des additifs dans leur produits.

Si vous êtes un peu perdus sur ce que vous pouvez manger ou non, L'UFC-Que Choisir, soucieuse d'une alimentation quotidienne dénuée de tout risque sanitaire propose une "base de données des additifs", une grille (consultable gratuitement) d'appréciation des additifs alimentaires autorisés, des plus acceptables à ceux qu'il faudrait éviter.

Ceci dit, même pour ceux qui semblent acceptables, et pour une meilleure santé, il serait quand même souhaitable d'éviter les aliments ultra-transformés des grandes surfaces. Privilégiez les légumes, les fruits et cuisinez vous-même vos petits plats, si simples soient ils. Vous saurez au moins ce que vous donnez à votre corps.

En résumé : 

Du sucre, du sel, des graisses saturées, les huiles hydrogénées, des additifs… Voici la liste des ingrédients (et il y en a d'autres) que l'on peut retrouver dans les aliments ultra-transformés vendus en grandes surfaces. Les colorants, conservateurs, édulcorants, émulsifiants, exhausteurs sont présents dans de nombreux aliments industriels afin d'améliorer leur goût, leur aspect visuel et leur conservation. Les différents additifs et ingrédients industriels, tout comme le sel et le sucre, ne servent qu'à booster les qualités gustatives du produit. Dans certains rayons de supermarché, il n'y a quasiment que des produits ultra-transformés.

Rappelons que le sucre est l'ennemi numéro 1. Il est pourtant celui le plus caché dans ces aliments transformés. Dès lors, il devient plus facile de lutter contre l'obésité et/ou le diabète en modifiant son alimentation qui permettra également de lutter contre les grandes maladies chroniques de notre société actuelle, telles que le cholestérol, le diabète et les maladies cardio-vasculaires.

Halte aux aliments hautement transformés et donc aux additifs ! Mangeons une nourriture vivante.

 

Bien à vous

 

 

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Rédigé par Myriam

Publié dans #Santé

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